Aller à la navigation | Aller au contenu

Telos

Telos 1 / 2017 "Androgyne, Il les créa"

Marie Monnet

Androgyne, Il les créa (éditorial)

Éditorial

1Le titre est contradictoire : tout au singulier ou tout au pluriel. Mais la question est bien là. « Ils ne sont plus qu’un, disait le comique, et la question est de savoir lequel. » Lequel des deux a mangé l’autre… Ou comment rester deux quand on ne forme plus qu’un. C’est Adam qui est créé, pas Ish et Ishia. Ces deux-là se créeront eux-mêmes – on ne peut pas créer un créateur, note Marie Balmary – dans le dialogue qu’ils vont nouer entre eux.

2Il y a chez Platon comme dans le livre de la Genèse une opération chirurgicale qui sépare. Au départ l’unité fusionnelle, puis une altérité affectée d’une nostalgie, d’une attirance, d’une question. « L’os de mes os, la chair de ma chair » : la reconnaissance, qui s’exprime sous forme de revendication, n’est pas tout à fait aboutie !

3Voilà ce dont il s’agit dans ce numéro de Télos qui porte sur une question aussi vieille que le monde, mais toujours nouvelle, abordée ici avec grande originalité.

4Le titre commun aux trois articles est une question, une question contradictoire ici aussi, une question qui contredit la parole de Jésus : « Ne séparez pas ce que Dieu a uni ». Or il semblerait que Dieu lui-même sépare ce qu’il a uni ». Ces mystères sont liés : celui de l’homme et de la femme, images de Dieu dans leur relation même ; celui de l’humanité et de la divinité, qui ne font qu’un en Jésus-Christ, sans confusion ni séparation. Ces deux mystères sont liés, serait-ce pour cela qu’orthodoxes et catholiques parlent du mariage comme d’un « sacrement » ?

Pour citer ce document

Marie Monnet, «Androgyne, Il les créa (éditorial)», Telos [En ligne], Tous les numéros, Telos 1 / 2017 "Androgyne, Il les créa", mis à jour le : 21/06/2019, URL : https://journal.domuni.eu:443/telos/index.php?id=598.