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Telos

Telos 6 / 2019 La philosophie africaine

Rosine MUNGUATISIO-wo-SENGI

L'Afrique face aux défis du développement

Article

Texte intégral

Introduction

1Cet article, qui aborde quelques problèmes assez propres à l’Afrique, s’articule autour de cinq points : 1) culture et identité, 2) culture occidentale comme culture mondiale, 3) culture africaine comme sous-culture, 4) l’Afrique et le développement, 5) les défis du développement en Afrique et le regard d’un philosophe africain.

2Certains penseurs africains, fascinés par tout ce qui est étranger à leur milieu de vie habituel, passent leur temps à réfléchir sur les thèses produites en Occident. L’Afrique comporte pourtant des vraies questions pouvant faire objet de véritables sujets de recherche. Le penseur africain est fier de commenter tel ou tel savant occidental ignorant que l’enracinement culturel est un atout fondamental pour le progrès et le développement. Au rang de nombreux points susceptibles de retenir l’attention de dernier, passons en revue ceux que nous avons mentionnés au début de ce travail.

Culture et identité

3La culture telle que définie par Warnier consiste en une totalité complexe faite de normes, d’habitudes, de répertoires d’action et de représentation, acquise par l’homme en tant que membre d’une société. Toute culture est simplement, géographiquement ou socialement localisée. Objet d’expression discursive dans une langue donnée, facteur d’identification pour les groupes et les individus et de différenciation à l’égard des autres1, elle est constamment en mouvement et n’est donc ni figées ni statiques2.

4La culture est un facteur tant d’identification que de différenciation. En effet, c’est elle qui permet aux individus de se reconnaître et de s’identifier comme membre d’une communauté donnée. Elle forge l’identité de chacun, confère aux différents membres de la communauté une identité commune et les structures. Il y a donc un rapport tel entre culture et identité que l’on ne saurait parler de la première culture sans faire allusion à la deuxième qui en est l’étoffe. Benoit Okolo Okonda écrit à juste titre que l’identité, c’est l’effort de l’identification d’une culture par elle-même3. Et cette identification ou identité se veut dynamique4.

5Si la culture est un facteur d’identification, elle est aussi un facteur de différenciation. C’est par la culture que les individus et leurs groupes se distinguent les uns des autres ; et ces cultures ne sont pas les mêmes pour tout le monde. La culture africaine par exemple, s’il y en a une, n’est telle que lorsqu’elle se différencie, par ses valeurs, de la culture occidentale ou asiatique. C’est en ce sens que Benoît Okolo estimait que « lorsque nous essayons de formuler une identité, lorsque nous voulons définir une culture, nous saisissons d’abord ce qu’elle n’est pas. La culture africaine n’est pas la culture européenne. Une culture ne semble s’identifier qu’en face d’une autre »5. Et si chaque culture se veut une différence et ne s’identifie qu’à elle-même, on ne parlerait nullement d’une (seule et unique) « culture ce qui ne serait qu’une pure idéologie hégémonique) — mais « des cultures ». Et celles-ci, forcément différentes les unes des autres, et sans qu’aucune ne puisse se prévaloir par rapport à une autre. Chaque culture mérite d’être reconnue dans sa différence, puisqu’elle fonde l’identité des individus qui l’ont en partage. Méconnaitre une culture, c’est méconnaitre les personnes qui s’y reconnaissent, c’est dénier leur identité. Le respect d’une identité exige l’éducation de ceux qui y appartiennent, car ils doivent être des premiers agents de l’apprivoisement de leur propre identité culturelle, avant même que les autres ne la reconnaissent et la respectent. Dans ce sens, l’effort de l’éducation à l’inter-culturalité n’est rendu possible que dans un contexte de pluri-culturalité qui fait que les cultures soient dynamiques. La question de la reconnaissance réciproque des cultures ou des identités reste un projet à réaliser, on vit encore de l’héritage de la hiérarchisation des cultures. On a une culture, Occidentale qui se veut mondiale et d’autres, les cultures non occidentales, qu’on qualifierait de sous-cultures.

Culture occidentale comme culture mondiale

6La culture occidentale a été à l’origine des progrès déjà réalisés. Elle semble régir toutes autres cultures ; elle est aussi à l’origine de développement planétaire. Nietzche n’a pas tort lorsqu’il qualifie la mondialisation comme la réalisation d’un acte de puissance6. Voilà qui nous pousse a affirmé que ce que nous considérons comme culture du développement est en soi une culture des puissances occidentales prise comme culture du monde. Lévi-Strauss rappelle que la science dont on parle aujourd’hui n’est autre chose que le fait de mémoire propre à la culture occidentale7. Et il en est de même de la culture mondiale. Cette culture a une seule vocation : détruire et anéantir d’autres cultures — pour le triomphe d’une seule et unique, la culture occidentale, qui se veut d’ailleurs universelle. La preuve : quand on dit qu’un homme est civilisé, c’est toujours par rapport à cette culture à prétention d’universalité. Elle a été nourrie dès ses origines par cette idée hégémonique, par le mépris et le rejet d’autres cultures jugées a priori barbares, impropres.

7La supériorité que croit pouvoir s’arroger la culture occidentale sur les autres cultures est d’abord d’ordre intellectuel. Elle se fonde sur la prétention d’universalité de son savoir. C’est pourquoi ce sont les Occidentaux qui proposent les directives à suivre sur le modèle de nos universités, sociétés, politiques, religion, sport, etc.8 D’ailleurs, la science et la technique telles que conçues par l’Occident sont en défaveur des cultures non occidentales, traditionnelles, comme celle d’Afrique. Elles rejettent toute forme de pensée dite primitive, irrationnelle, illogique, et restent allergiques à tout discours dépassant les sens et l’entendement. C’est en cette arrogance intellectuelle que se résume toute la science et c’est aussi elle qui fonde sa prétention d’universalité sans omettre les résultats en termes de progrès matériel. La culture occidentale est la plus diffusée parce qu’elle dispose d’instruments techniques qui facilitent cette propagation. Selon les anthropologues de l’école diffusionniste, les cultures se diffusent à partir des noyaux forts vers des espaces culturels faibles9. Par rapport à l’Occident qui présente une certaine homogénéité culturelle par laquelle devient possible la réalité d’une identité culturelle occidentale ; l’Afrique elle, constitue une mosaïque des cultures marquées par une diversité de peuples.10

8La culture est dynamique ; elle se développe et ne se programme pas. Mais le problème devient crucial surtout pour une culture dans laquelle les éléments étrangers prédominent. Comment constituer une identité culturelle si les éléments propres de celle-ci ne se laissent définir que par les éléments étrangers ou si ces éléments ne sont pas capables d’intégrer les éléments étrangers en les redéfinissant ?11

Culture africaine comme sous-culture

9Bien que l’Afrique reste plurielle dans ses dimensions culturelle, religieuse, éthique, elle est partout la même. Elle partage à la limite près les mêmes conditions. L’Afrique noire a aussi en partage le sous-développement, renforcé par la colonisation qui a réussi à l’aliéner. Beaucoup d’Africains se font fanatiques de la culture européenne, de ses valeurs et ses mœurs. Beaucoup se perçoivent comme inférieurs aux blancs. Et la culture africaine n’a pas tardé à être traitée comme barbare, inhumaine et diabolique12. Cette réalité reste encore encrée dans la mémoire collective : le blanc renvoie à la pureté, à Dieu, et le noir à l’impur et au diable.

10L’Afrique apparait comme le continent le plus affecté par la déculturation qui consiste en la destruction de son patrimoine culturel, fruit de l’héritage ancestral. Elle s’expose à toute forme d’acculturation : apprentissage rapide des langues étrangères, imitation servile des modes de vie étrangers pour échapper aux traditions ancestrales jugées rétrogrades13. Au lieu de défendre les cultures locales, les Africains les vilipendent et les dénigrent14. Les Africains risquent de disparaitre dans la culture occidentale, celle reprise comme planétaire puisque celle-ci n’impriment pas leur présence au moment des rencontres des cultures15.

11Les cultures subsahariennes se réduisent à une sous-culture. L’Afrique semble avoir tourné le dos à ses mythes, ses croyances et traditions au profit des connaissances importées d’Occident qui, lui aussi, a pourtant ses mythes, ses croyances et traditions.

L’Afrique et le développement

12A y bien regarder, l’Afrique semble faire du surplace dans sa marche vers le développement. Cela dit : qu’est-ce que le développement ? Pourquoi l’Afrique ne se développe-t-elle pas ? Quelles sont les pesanteurs ?

13Ici encore, l’Occident donne le ton : il est la norme de développement. Le Petit Robert définit un « pays dit en voie de développent » comme celui dont « l’économie n’a pas atteint le niveau de l’Amérique du Nord, de l’Europe occidentale, etc. » L’Amérique du Nord et l’Europe occidentale sont donc la référence16. Le développement est un idéal à atteindre et un vouloir toujours plus, bien que multi-dimensionnel, il y a des indices qui témoignent de sa présence ou non dans chaque coin du monde.

14Le progrès implique la maitrise de la technique, la souplesse de la conception (création, invention), bref, l’ingéniosité. Ainsi, tant que l’Afrique ne fait pas montre d’inventivité, toute tentative de sa part sera regardée comme vaine. Cette capacité de création sous-entend également un dynamisme évolutif, comprendre : une fois que l’invention a vu le jour, elle doit être revisitée, adaptée au fil du temps. Voilà qui fait encore défaut à l’Afrique. Il faudrait alors redonner aux individus et aux peuples les vertus que Hegel attribue exclusivement à l’Esprit dans sa marche vers la conscience de soi et vers la liberté : le dynamisme et la créativité17. Et il nous semble : tant que l’esprit africain reste empêché par des représentations occidentales, aucune politique de développement ne pourra aboutir18. Que reste-t-il alors à l’Afrique ? Comment peut-elle se comporter pour faire face à tous ces défis que lui lance le développement spectaculaire de la planète ?

L’Afrique face au défi du développement et le regard du philosophe

15L’Afrique est aliénée. Elle vit de ce qui n’est pas son patrimoine ancestral, historique. Tout lui est étranger. L’école elle-même est une réalité importée, imposée. Loin d’être le reflet de la société et des problèmes qu’elle connait, l’école fait figure monde à part, dans un monde pluriel et réel.

16A l’ecole par exemple, on apprend une histoire du monde dont toutes les étapes se déroulent uniquement en Occident, une histoire où les acteurs sont les Occidentaux, une histoire faite pour exclure l’Afrique ! L’éducation pour l’enfant africain devient alors une formation pour penser combien l’Afrique est sans importance, une formation systématique au mépris de soi19.

17Ce divorce entre l’école et les problèmes réels de l’Afrique est une vraie entrave au développement. L’importance du rapport entre la science et le contexte de sa production est capitale, car « le texte et le contexte du savoir sont inséparables »20. De ce fait, la culture africaine doit se développer à partir du contexte africain ; cela signifie aussi que le savoir traditionnel n’est pas incompatible à la démarche rationnelle. Tout ce qui n’est pas occidental ne signifie pas qu’il soit dépourvu de savoir.

18Ce savoir endogène est méprisé par l’Africain lui-même (les mythes du continent, les contes…) que les initiatives que connait l’Afrique demeure éternellement statiques. La pirogue qui n’a connue aucune transformation durant des lunes ; il en est de même de la hutte, de la case, du mortier ; tous sont restés stationnaires. Leurs évolutions sont comme estompées, et ne peuvent que vendre une image négative de l’Afrique considérée comme primitive et démodée.

19L’Afrique peine à décoller scientifiquement, culturellement, économiquement et politiquement. On a l’impression que l’ombre du père plane sur elle et empêche son développement. Il faut, comme le souligne Benoit Okonda, non seulement tuer le père, mais aussi bien l’enterrer21.

20En outre, l’Afrique doit refuser les aides venues de l’Occident pour la simple raison que les initiatives du développement, en espérant les aides, ne mènent nulle part ! Ces aides sont souvent des dettes que l’Afrique rembourse dix fois plus cher qu’elle n’a reçu. C’est ce qui la maintient dans une position à genou.

21Quels mécanismes pour un possible décollage ?

22L’Afrique est invitée à dépasser les attitudes préscientifiques, comme la superstition, le mysticisme, l’obscurantisme et le syncrétisme, qui lui font tout expliquer en se référant à Dieu. Elle doit se construire une logique pour elle-même d’abord et accessible à tous.

23Forte de tout ceci, elle pourra non seulement se développer elle-même encore proposé une autre forme de progrès au monde. Mais encore faut-il que les africains conçoivent la modernisation comme une synthèse de l’héritage africain avec les idées européennes de science et technologie22.

24Il n’est donc pas tard pour l’Afrique de connaitre le développement sur son modèle propre imprimé ; puisque si l’on consulte l’histoire du monde en général et celle de l’Occident en particulier, on voit bien qu’elle aussi a souffert de précarités, de guerres, d’assujettissements, etc. C’est seulement après avoir trainé le monde entier dans deux guerres mondiales que l’Occident a pris conscience que la bestialité, l’écrasement de l’autre, la force sans raison étaient de vaines causes. L’Afrique devrait elle aussi se réveiller et prendre conscience, après les traumatismes subis, par moment choisis.

25Il faut être libéré du complexe que nous impose notre histoire, être engagé en la cause africaine et se réconcilier avec des traditions dynamiques et critiques où s’exprime la pluralité des sagesses et des philosophies23.

26Vu que le chemin emprunté jusque-là ne semble mener nulle part, l’Afrique doit se réorienter ; d’abord refaire le chemin jusqu’à un retour en soi, un retour aux sources identitaires des connaissances, puis prendre son envol grâce à la conscience de soi et à un désir ardent de connaitre enfin le développement.

27La question de l’identité doit être au cœur de la philosophie africaine. Le philosophe est invité à se battre en Afrique pour la reconnaissance de son identité et la dignité de sa culture24. Il doit porter l’histoire et épouser le destin de son peuple25.

28La vision de Hegel de l’Afrique est bien connue ; thèse à laquelle les intellectuels africains ont du mal à adhérer, l’ayant, pour la plupart, jugée hégémonique et raciste. Pourtant, Hegel est à la fois une malédiction et une bénédiction pour l’Afrique. Sa vision sur l’Afrique peut, dans un cas comme dans l’autre, contribuer à un certain éveil de la conscience identitaire africaine. Benoit Okolo explique : « L’identité narrative se trouve être le point de jonction entre Hegel et les griots africains : le premier situe l’histoire et la conscience de l’histoire auprès de narrateurs ; les seconds définissent un individu ou un peuple en lui rappelant la grandeur de ses ancêtres et les hauts faits propres »26.

29L’identité africaine a été niée et se construit désormais autour et en tant qu’« identité narrative ». Cette identité (africaine) s’inscrit alors dans une quête qui s’enrichit dans l’inter-culturalité. L’identité qui convient le mieux pour l’Afrique, comme au reste du monde, c’est l’identité narrative27.

30Cela étant, reconnaissons avec J. Kaputa qu’une meilleure image de cette identité doit se recentrer autour d’un kairos, c’est-à-dire un moment opportun à l’occasion duquel l’homme africain doit reprendre l’initiative dans les projets constructifs qui engagent son avenir28. Si l’identité africaine s’ouvre à l’avenir, elle devient susceptible d’assimilation des nouveautés ainsi que de nombreux rajouts et réformations. Ce qui suppose un jeu de rupture et de continuité, et donc un certain dynamisme29.

31Les penseurs africains, dans leurs efforts de réflexion, sont invités à partir de l’Afrique, à faire de l’Afrique une priorité, contextualiser leur raisonnement et avoir comme finalité de résoudre les problèmes de l’Afrique qui freinent sa marche vers le développement. L’exemple de Mgr Alexis Kagame devrait nous servir de leçon : il part toujours de son Rwanda natal pour réfléchir sur un thème ethnologique et philosophique. Partir de l’Afrique pour le monde est acceptable, mais le contraire surprend. Socrate et les autres sont partis des faits et problèmes réels de la société de leur temps. Ils ont répondu aux difficultés que connaissait leur cité et ensuite, ces applications sont devenues universelles, applicables à d’autres contextes. Les orientations du philosophe africain peuvent être vraiment utiles à l’Afrique et à son développement intégral, et par la suite, au monde.

32L’Afrique possède un fond inépuisable de réflexion. A travers des mythes, contes, littératures traditionnelles et autres, elle peut encore engendrer une science encore immaculée et bénéfique pour tous. Elle peut aussi faire de toutes ses pratiques ésotériques, rejetées par l’Occident, puisqu’irrationnelles, ce que Hountondji appelle une « méta-philosophie »30. Pour se faire, il faut se délier de l’aliénation culturelle nouée depuis le contact avec l’Occident. Il faut réinventer l’Afrique et la reconnecter à son contexte, sa tradition, sa culture. L’Afrique doit partir de prémisses selon lesquelles la culture est le fondement de toute société. Il est impératif de s’embarquer dans la culture mondiale avec les bagages de sa propre culture, sans quoi l’identification et la reconnaissance deviennent utopiques.

33Nous évoquons également l’idée d’une imitation intelligente : les jeunes générations risquent de croire que l’Occident a toujours été tel qu’il est de nos jours. Pourtant il a connu des moments sombres, et il en est sorti. L’Afrique est invitée sur ce point à le prendre en exemple31.

Conclusion

34Il eût été intéressant que la culture planétaire fût le produit croisé ou la somme des cultures où chacun pourrait reconnaitre sa particularité. Ce n’est malheureusement pas le cas. Partout l’Occident semble dominer. Nous trouvons que la culture africaine n’est en soi qu’une sous-culture, victime de cette culture dominante. Les savoirs endogènes sont méprisés. Ainsi est-il difficile à l’Afrique de se développer. Nous proposons de revisiter les sources des savoirs africains pour puiser ce qui reste de nos valeurs culturelles. Devenir maitre de notre destin par la maitrise de la technique. Il est possible de voir encore l’Afrique revenir à elle-même et répondre positivement avec énergie aux enjeux développementaux de notre temps.

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Notes

1 J-P WARNIER, La mondialisation de la culture, Paris, P.U.F, 1999, p. 13.

2 A. WILIWOLI Sibiloni, « Hegel et la question de l’identité africaine », in Hekima na Ukweli (Sagesse et Vérité), Revue philosophique de Kisangani, philosophât Edith Stein ; n° 15 — mars 2013, p. 214.

3 B. OKOLO Okonda, Hegel et l’Afrique. Thèse, critique et dépassement, Paris, Le Cercle Herméneutique, 2010, p.110.

4 Ibidem

5 B. OKOLO, op.cit., p.110.

6 J. GOETSCHEL, Revue Horizons philosophiques, « Culture et mondialisation : lecture de Nietzsche », in Mondialisation ou culture, Vol 15, n° 2, printemps 2005, p.125. (Version électronique)

7 L. MPALA Mbabula, Pour la philosophie africaine, Lubumbashi, Mpala, 2013, p. 18.

8 J-M ELA, J-M ELA, L’Afrique à l’Ere du savoir : science, société et pouvoir, Paris, l’Harmattan, 2006, p.36.

9 J-P, SENGI BANGAMA LIKONDO, Sociologie critique de la mondialisation : un regard africain, Paris, l’Harmattan, 2015, p.117.

10 Tout ceci montre comment l’Europe a procédée par le mime intelligent (le papier et l’imprimerie sont importés de la Chine). L’Europe a elle aussi emprunté de la Chine, du monde musulman dont elle ne fait souvent pas mention, notamment dans le domaine de l’algèbre, de la médecine, etc. P. NGOMA-Binda, La philosophie africaine contemporaine. Analyse historico-critique, Kinshasa, Saint Paul, 1994.

11 K. KANGUDI, al, Identités culturelles Africaines et nouvelles technologies, Faculté Catholique de Kinshasa, 2002, p.24.

12 La traite des négres et la croisade africaine ; choix raisonné de ...www.congoforum.be/upldocs/La%20traite%20des%20Nègres,%20documen%20ts.pdf, le 10 avril 2014 à 19h20.

13 J-P, SENGI BANGAMA LIKONDO, op.cit, p.123.

14 Ibidem

15 Cf. Senghor et la question qui se pose toujours - https://journals.openedition.org/theoremes/430 (01 mai 2019)

16 « Développement » dans Le Petit Robert, Dictionnaire de la langue française 1, Le Robert, Paris 1992, cité par MbiAkem, dans Le développement en Afrique : l’apport d’un christianisme inculture, Les Presses Universitaires, 2014.

17 B, OKOLO. O, op.cit, p.109.

18  M. KEBEDE, "African Development and the Primacy of Mental Decolonisation", cité par J T MBI Akem, dans « Le développement en Afrique : L’apport d’un christianisme inculturé », op.cit, p. 39.

19 Jude T., MBI Akem, op.cit, p. 35.

20 J —M ELA, op.cit, p.51.

21 Ibidem

22 Jude T, MBI. A, Op.cit, p.38.

23 B, OKOLO. O, op.cit, p. 115.

24 Cf. J. — G. TENOH, « Etre africain », Le Portique (En ligne) ; 2-2006/Varia, mis en ligne le 15 décembre 2006, Consulté le 24 avril 2012. URL

25 B, OKOLO. O, op.cit.

26 B. OKOLO, Hegel et l’Afrique. Thèse, critique et dépassement, Paris, Le Cercle Herméneutique, 2010, p.107

27 A. WILIWOLI Sibiloni, « Hegel et la question de l’identité africaine », in Hekima na Ukweli (Sagesse et Vérité), revue philosophique de Kisangani, philosophât Edith Stein ; n° 15-mars 2013, p.211.

28 Cf. J. KAPUTA, identité africaine et occidentaliste, Paris, l’Harmattan, 2006, p.9

29 Cf. M. TOWA, cité par G. NDUMBA, Afro centrisme et inter culturalité, dans philosophie africaine. Bilan et perspectives ? Actes de la XVe Semaine philosophique de Kinshasa, kinshasa, F.C.K., (R.P.A), 2002, p. 251.

30 P. Hountondji, cité par P. Ngoma Binda, La philosophie Africaine Contemporaine Analyse Historico-critique, Faculté Catholique de Kinshasa, 1994, p. 23.

31 B. OKOLO, op.cit, p. 168.

Pour citer ce document

Rosine MUNGUATISIO-wo-SENGI, «L'Afrique face aux défis du développement», Telos [En ligne], Derniers numéros, Telos 6 / 2019 La philosophie africaine, mis à jour le : 02/07/2019, URL : https://journal.domuni.eu:443/telos/index.php?id=605.